Osmose

Je t'aime à ma façon, jusqu'à la déraison.
Chacun de tes regards déclenche mes frissons.
Même si tu ne veux partager ma maison,
Je sens bien que nos cœurs vibrent à l'unisson.

Qu'il est bon de tourner en rond pendant une heure,
De me laisser gagner par des pensées mutines,
Car dès que tu pénètreras dans ma demeure,
Tu sauras prodiguer tes caresses divines.

Tout m'éblouit en toi, de tes mains si habiles
A ton humour brillant et ton esprit caustique.
Jadis, je souffrais pour des raisons futiles,
Ces temps sont révolus, fini le pathétique.

Je n'avais de passion que pour les métropoles,
Tu as su m'initier aux joies de la campagne.
Le bruit de la nature, les plaisirs agricoles,
Ont éclipsé pour moi les coupes de champagne.

J'aime nos promenades à l'ombre des sapins,
Et le soleil couchant qui nous surprend parfois,
Allongées dans les prés pour des plaisirs coquins.
A l'abri des curieux, quels délicieux émois !

Je pourrais préciser cette histoire magique,
Mais ma pudeur s'oppose à un tel étalage.
Comme chacun le sait, rien ne vaut la pratique,
Je garderai pour moi cette troublante image.

Le 13 novembre 2002