Lendemains complices

Le silence de cette nuit résonne dans mon âme fébrile
Privée de toi je déraisonne dans le tourbillon de ma solitude
Je dérive sans retenue jusqu'au centre de ma tristesse
Le néant me sourit à l'orée de ce monotone chemin épineux.

L'océan perfide m'entraîne vers ses ténèbres définitives
Ma peau étonnée se déchire au fil de caresses sableuses
Je me dissous en vagues d'ennui anonymes
Qui meurent sur le sable de cette plage impassible.

Cependant une voix monte du centre de mon être
Un chant de joie né au cÏur de ma détresse
Nos anciennes habitudes nauséeuses se noient dans l'oubli
À l'encre de nos promesses timides j'écris nos lendemains complices.

Le 20.11.2003