Psychanalyste de l'espoir

Sur le divan fané d'une psychanalyste
Dont l'air indifférent me lacère le cœur,
Je dévide ma vie en souvenirs vengeurs
Que ponctue le tic tac d'une pendule triste.

Insensible aux accords qu'égrène un guitariste
Dans l'avenue baignée d'un soleil enjôleur,
Je vomis en solo des secrets dont l'horreur
Se lave dans mes pleurs jaillis à l'improviste.

La froide praticienne ausculte mes douleurs
À l'aune compassée de mystificateurs
Que relaient les cocktails de dangereux chimistes.

La thérapeute éteint mes sibyllines peurs
Dans son calmant silence afin que je résiste
Aux souffrances qu'ourdit ma raison pessimiste.

Le 17.09.2004