Le café


J'aime le café du matin.
Sa légère amertume
De mon esprit chasse les brumes,
Les rêves incertains.

Réconfortant liquide noir,
Il fume dans la tasse.
Trop tard pour que je me prélasse,
J'attends d'être à ce soir.

Dans un gobelet au bureau,
Jus tiède et insipide,
Il ponctue des journées arides
Achevées en métro.

Au lait en fin d'après-midi,
Témoin de ma paresse,
A la maison, plus rien ne presse
Loin du travail maudit.

Invitée chez de bons amis,
Je taquine les cartes.
Un café, une part de tarte,
Concluent notre rami.

Le 23 mars 2003